René Robin, l'Ami des peintres

Enfin ! … une œuvre où l’œil et l’esprit peuvent se reposer.
Nous sommes las de ces doctrines à l’intérieur, desquelles l’artiste impuissant se heurte à une réalité anarchique et volontairement détruite.
Raphaël TOUSSAINT a laissé sur son chemin ces expériences infructueuses. Il a dirigé ses pas vers la nature et l’humain, source de toute beauté.
J’imagine Raphaël émerveillé posant les yeux sur les ciels où courent librement les nuages les plus imaginaires ; sur les arbres aux formes harmonieuses où chante le vent de tout son cœur.
Le talent qu’il gardait en lui a pu s’exprimer en toute liberté ; c’est alors que m’apparaissaient beaucoup de ses tableaux : paysages aux atmosphères calmes et sereines peints avec tendresse.
Villages qui ont le sens de la grandeur dans la simplicité, rythmés qu’ils sont par les gestes tranquilles des habitants du lieu. Les uns allant aux mariages, les autres aux travaux des champs. Villages où horizontales et verticales se combinent pour donner à la peinture une harmonie et un équilibre parfait.
Tout est dit avec distinction dans une langue raffinée. J’ai toujours été séduit par ses accords de bleus et de noirs, ses roses déteints ; rompus par le vent des prairies ; ses passages délicats où le gris fait jouer les tons par eux-mêmes.
Raphaël TOUSSAINT apparait comme un artiste jeune, spiritualiste, sensible à la musique, à la poésie, dont l’imagination n’arrivera pas dès demain à épuiser tous les trésors du jardin de Flore.
  
1980
René ROBIN

Photo : Raphaël Toussaint - F401 Nikon 35-70

 

Etude du paysage - Sur le motif
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